dimanche 30 novembre 2014

LA NOUVELLE CAROLINE

Salut chérie. t’as passé une bonne journée au boulot?
-Ouais… J’ai peloté les seins de Caroline.”

QUE JE VOUS EXPLIQUE.

Je retrouvais mon copain* après le boulot dans un pub, histoire de me détendre après une énième journée rasante à mon boulot rasant. Pourtant, pour une (rare) fois, il s’était passé quelque chose : après deux semaines de congé maladie, ma collègue Caroline est revenue à son poste. Et à la vue de son petit 80A devenu un flagrant 95C, il était clair qu’elle n’a pas passé ces deux dernières semaines alitée pour cause de grippe!

Bizarrement, les employés masculins n’ont rien remarqué. Par contre, nous, la tribu féminine, ça nous a toutes sauté aux yeux - et pas seulement parce que les nouveaux obus de Caro nous arrivaient presque en pleine face.

Modeste, Caroline n’avait pas misé sur un décolleté affriolant - on est quand même au boulot, merde - mais avait opté pour un col bateau qui laissait toutefois deviner une jolie garnison.
Roseline, la doyenne “cash”, a attaqué sans embages : "Wow! T’aurais pu nous le dire quand même que tu te refaisais les seins! On seraient venues t’aider!"
Hein? Aider pour quoi? Choisir des nouveaux soutifs, lui changer ses pansements…? Bon, c’est Roseline. passons.
Les questions que j’imagine habituelles fusèrent : “Ca fait comment d’avoir des implants? Tu te sens différente? Ton copain, il aime? Ca  a fait mal? Ca t’as couté combien?" etc, puis Laura, rigolarde, tenta : "On peut toucher?!”
Tout le monde s’esclaffa, mais Caroline répondit clairement “Oui, à la pause déjeuner si vous voulez, je vous les montre”.
Silence d’une seconde, yeux étonnés : Laura était prise à sa propre blague, nous entrainant toutes avec.

Evidemment, toute la matinée, je n’ai pu que mater les nouveaux seins de Caro tandis qu’elle allait et venait entre nos bureaux. Y’a pas à dire : sa nouvelle poitrine lui allait comme un gant. Ou “comme à un WonderBra”, quoi.

Arrive la pause. Roseline suit Caro dans les toilettes des dames, nous hélant au passage : “Allez, ben venez voir, quoi!”. J’avais l’impression d’être de retour en 5è, quand les premières filles ayant eut leurs règles nous exhibaient fièrement tampons et serviettes (des fois usagés pour les plus gores) devant nos yeux effrayés. Sarah m’entraina par le bras et je me retrouvai dans les toilettes des dames, en file indienne devant le toilette ou Caroline nous attendait - hé, elle n’allait pas nous faire un strip-tease en pleine cafète, non plus!

J’entendais des “Aaah!" et des "Oh!" et des "Comme ils sont trop beaux!" exstasiés, comme si aucune de nous n’avait vu une paire de jolis seins auparavant. C’est peu convaincue ni motivée que je me faufilai pour entrer dans le WC où Caroline me tournait le dos, torse nu. "Tada!" fit-elle en se retournant. Et bon, c’est vrai, ce sont de très jolis seins qui me firent face. "Tiens, touche-les!" dit-elle en me prenant les mains.

Et alors, ça t’a plu? me demanda Ernest (vous avez bien compris que ce n’est pas son vrai prénom!), sourire goguenard à moitié caché par sa pinte de bière.

Et bien oui. Je dois l’avouer : ça m’avait plu. Plus que je ne l’aurai imaginé, même. Je n’avais jamais touché de seins auparavant (à part les miens, cela va sans dire), mais ceux d’une autre était une expérience tout à fait différente. Cela dit, j’aurais préféré que ma première poitrine palpée ne soit pas artificielle, et qu’elle n’appartienne pas à une de mes collègues!

Devant mon aveu honnête et peut-être un peu trop brutal, Ernest faillit s’étouffer avec sa bière. Puis demanda que je lui raconte tout, avec les détails. Quand nous arrivâmes chez lui, mon histoire avait évolué au point que la stagiaire bombasse (et surtout : imaginaire) nous ai rejoint pour un ménage à trois saphique dans les toilettes (immaculées - ça aussi, un réel fantasme) de la boite.

Je n’aurai jamais pensé vivre mon premier pelotage “grâce” à mon boulot rasant. Qui sait, la semaine prochaine, je serai peut-être amenée à french-kisser Roseline (ewww) ou tâter les fesses de Laura !


*Oui, j’ai un mec - qui l’eut crut! Ernest est cool. Ce n’est pas l’homme de ma vie, je ne pense pas être la femme de la sienne, mais on s’entend et s’amuse bien ensemble. C’est le principal, non?

vendredi 12 septembre 2014

"...Pourquoi pas?"

Encore une matinée de 'formation' via Pôle Emploi : "Créer son entreprise, pourquoi pas?". Tout un programme.... 
Tout ça juste parce que j'ai dit à ma conseillère, lors d'un entretien téléphonique suite au Bilan de Compétences, que, oui, idéalement, être mon propre patron, ce serait le top.

Me voilà donc propulsée dans une énième salle triste éclairée par des néons agressifs, à écouter une dame au débit très lent et peu engageant que créer son entreprise, ce n'est vraiment pas pour tout le monde. Que c'est dur. Que la paperasserie administrative est un casse-tête sans fin. Que les responsabilités sont énormes, tout comme les risques. Qu'on peut oublier les vacances et le temps libre. Qu'un tel projet peut ruiner un couple.
Sacré discours de motivation! Merci, le Pôle-Emploi!

Assis derrière des tables ternies de tâches d'encre, nous sommes 4 candidats au poste de futur chef d'entreprise. Je suis la seule femme.Je suis la plus jeune. Je n'ai aucune idée du business que je pourrais créer. Les trois autres veulent vendre des pneus, créer des machines de pointe, sous-traiter pour des opticiens. Moi? "Je ne sais pas, quelque chose en rapport avec la culture, les arts ou la mode. Voire un café." Les sourires narquois s'affichent sur les visages de mes camarades, l'un d'entre eux renifle et semble se moquer de moi.
Dans le livret d'accompagnement, tous les exemples d'entrepreneurs ont des noms français et ont l'air d'avoir la cinquantaine masculine : Gérard, Dominique, Bernard.... Pas de quoi inspirer les jeunes, les femmes, ou ceux ayant des origines étrangères.
Je n'apprends pas grand chose lors de ces 4 heures. Rien que des mises en garde sur la difficulté d'un tel projet. Peut-être que c'est fait exprès, afin de ne garder que les plus motivés. Quoi qu'il en soit, quand la formatrice me propose une seconde matinée de formation, "pour aborder la suite", je ne peux qu'accepter. Que faire d'autre? Je n'ai ni emploi fixe, ni rien d'autre à faire. Ca pourrait me donner des idées, ou au moins m'instruire un minimum. A défaut d'une aide réelle, ce sera toujours ça de pris chez Pôle Emploi.

mercredi 6 août 2014

Bilan de Compétences - Séance IV


Les résultats des tests tombent, et je peux être décrite en ces mots : sociabilité / circonspection / émotionalité / pensée originale / vitalité / relations en groupe et interpersonnelles un peu difficiles.
Farès, une fois de plus, remet tout en cause, ne s’intéresse pas à la démarche globale du BDC, pense que c’est inutile et que tout, dans nos vies, est déjà joué, voir foutu. J’ai trouvé pire défaitiste que moi et m’avoue vaincue.

Béa & Samia sont faites pour bosser dans le social (elle s’y attendaient), Farès et moi sommes plutôt du genre “artistes”. Encore une fois, aucune surprise de ce côté-là. Quant à Dilek… comment orienter une personne parlant très mal le français dans une formation d’assistante sociale? Pourquoi nous répéter qu’une reconversion est toujours possible, à tout âge, quel que soit notre parcours quand en réalité, les paramètres sont tout autres?
Dilek ne peut pas devenir assistante sociale. Dilek ne maitrise pas assez notre langue pour entreprendre une telle formation, de toute façon Dilek a trop à faire avec ses enfants pour entreprendre un tel projet. Elle ne laissera jamais sa famille 5 jours par semaine, dans l’espoir d’obtenir un meilleur travail, à 40 ans passés. Nous ne somme pas tous adaptables et ré-orientables.

Revenons à Farès et moi, qui sommes donc du type artiste. Description un peu vraie, mais pas totalement non plus : je ne suis pas une personne sans aucun lien avec le monde réel, je sais m’organiser et respecter des délais. Je ne me perdrais jamais dans ma peinture au point d’en oublier de payer mes factures. J’aime l’art, mais j’ai les pieds trop bien ancrés dans la réalité de ma précarité.
Je demande donc à obtenir les fiches correspondant au deuxième profil le plus fort : le “réaliste”. Mixé au profil artiste, il donne alors une image plus proche de moi.

Car les métiers listés pour les personnes au profil “artiste” sont bien utopiques : n’y a t-il pas plus concrêt qu’ “acteur de cinéma” ou “chanteur”? Sinon, comment Pôle - Emploi pourrait-il m’aider dans ma carrière de star du cine?

dimanche 29 juin 2014

Bilan de compétences - Séance III

Cette fois-ci, nous donne un test "métiers" : une liste d'emplois à classer selon nos disposition à le faire - ou pas. Farès clôt l'explication par un "Qu'on en finisse!" peu motivant.

Pas douée en maths, les additions de gros chiffres sont une petite épreuve pour moi. Heureusement, il y a les smartphones. Dilek, avec son vieux Nokia, ne peut pas en dire autant. Barbara lui tend alors une calculette. Mais Dilek ne sait pas s'en servir - ni classer ses chiffres. Farès lui compte alors ses résultats à sa place - aurait-on percé à jour un soupçon de prof de mats chez Farès à qui rien ne plait? Autant réver!

Les résultats obtenus nous offrent des perspectives atteignables seulement dans un univers parallèle : chanteur TV, guitariste rock pour Farès; actrice pour moi. Après avoir galéré pendant des années en ayant pourtant choisi une filiale "sûre" et "concrête", je ne pense pas être prête à crever la faim pour réaliser des ambitions artistiques bien enfouies dans mon inconscient. Et puis d'abord, Pôle-Emploi ne me financera jamais le Cours Florent!

Après une tournée de café et de thé à la menthe, nous revoyons donc nos espoirs à la baisse. Il faut être sérieux, réaliste, terre à terre. Trouver un emploi qui nous satisfera ET qui nous permettra de (sur)vivre dans notre société capitaliste. Faire une croix sur nos rêves, nos envies, qu'elles soient de voyages, de découverte ou tout simplement de temps passé en famille.
Je rentre chez moi, plus déprimée que je ne l'ai été ces derniers mois. Comment vivre sa vie si on passe 40 heures par semaine dans un bureau à faire un job que l'on n'aime pas? Que reste-t-il ensuite?

dimanche 22 juin 2014

Bilan de Compétences - Séance 2


One man down - Christian est absent. Il a du enfin pouvoir utiliser son permis cariste qu’une agence intérim retenait en otage. Dilek urge pour sortir à 11h - elle a des enfants, voyez-vous, elle ne peut pas rester longtemps ici.
Dilek ne veut pas vraiment se ré-orienter, elle veut trouver un poste en usine, des ménages… avoir un salaire, quoi. Mais elle n’a encore rien retrouvé, et si elle ne vient pas à ces séances, Pôle-Emploi lui coupe les vivres. Rien de mieux pour motiver une personne, n’est ce pas? En pratique, elle reste là à attendre que l’heure tourne, inintéressée, et ne rêve pas à de nouveaux horizons que pourrait lui offrir un bilan - elle ne veut pas d’une formation : qui s’occuperait de ses enfants? Elle a déjà du mal à se libérer une journée par semaine, alors une formation… Pôle-Emploi ne l’envoit là juste histoire de montrer qu’ils prennent les gens en charge, elle en est convaincue.

La séance est censée commencer à 9h, mais il est déjà 9h20 et nous attendons toujours. Le peu d’affiches aux murs est vite lu. Farès va fumer une cigarette dehors, Béa fait sa liste de course, Samia joue avec son portable. Différentes générations, différentes occupations. Moi, je lis. Je me méfie des RDV, des réunions ou l’attente n’est jamais loin, et emporte donc toujours un livre de poche avec moi.

Barbara, la responsable du bilan, nous explique le déroulement de la journée. Pleins de tests, enfin, d’ “auto-diagnostiques”, ça fait plus sérieux que “tests" qui évoquent magazine féminins et questions débiles auxquelles on répond  sur la plage en gloussant entre copines.

Farès remet tout en cause avec des tentatives d’humour défaitistes : les questions, l’intérêt de “tout ça”, le boulot de Barbara… A défaut d’être valide, ça aura au moins eu le mérite de briser la glace : tout le monde renchérit que, bien sûr, une fois tout ce cirque terminé, nous nous retrouverons dans la queue du Pôle-Emploi. Toujours sans travail. La collectivité engendre la négativité, et crève l’abcès. Plus d’espoir, pas de fantaisies : tout ce qui compte, c’est d’obtenir un job qui paye, pour régler les factures et parvenir à se nourrir par la même occasion. Le reste, c’est secondaire. Forcément, je me sens mal : j’en veux plus. Je ne peux me satisfaire d’un job alimentaire qui me tuerait à petit feu. Je veux croire que je peux faire quelque chose qui me plait, et en vivre. Je dois le croire - c’est ma dernière chance.

Farès a déjà “subi” un BDC l’année dernière : “A ce qu’il parait, je suis un artiste!" et trouve l’orientation qu’on lui a suggéré, folle : ingé son. Faire une formation, aller dans une plus grande ville… trop dur pour lui, pas faisable, pas réaliste. Etre intermittent du spectacle, trop risqué. Mais être chômeur, est-ce mieux?

Farès rejette tout en bloc. Il n’en peut plus de l’usine, mais toucher aux mondes qui le fait font vibrer, la musique et le cinéma, relève pour lui du fantastique, de l’inconnu, du terrifiant, de la fiction. Il n’est pas né au bon endroit pour faire ça, pas lui, un gamin de banlieue qui a arrété l’école à 16 ans. J’ai envie de lui dire qu’il faut qu’il cesse de s’imposer des barrières, mais qui suis-je pour l’encourager? Ni une psy, ni une conseillère, ni une pro des RH. Et surtout, je sais qu’en effet, ces métiers ne sont pas faciles. A 37 ans, Farès est trop désabusé pour envisager quoi que ce soit. Aucun service ne trouve grâce à ses yeux, et aucun atout ne peut lui être attribué.Comme si selon lui, il ne savait rien faire.

Et je me confronte au même problème : il m’est impossible de répondre à l’exercice qui demande de lister mes atouts personnels et professionnels. Je sais travailler oui, mais déléguer? Et les compétences informatiques? Etc, etc…
Je n’ai pas l’étoffe d’un manager, d’un leader, d’un enseignant. Je n’ai pas l’esprit “corporate” et me fous des performances de mon équipe. Ce que j’aime, c’est la culture, sa diversité, ses pépites; apprécier les belles oeuvres quelles qu’elles soient, et les idées originales. J’ai déjà essayé de faire ma place dans ce monde égocentrique, mais malgré tout mes efforts, cette vie ne veut pas de moi.
J’en viens à penser que je ne suis pas aussi précieuse que les choses que j’admire. Je ne suis pas à la hauteur des arts, et les acteurs de ce milieu ne m’ont jamais pris au sérieux.

samedi 14 juin 2014

Bilan de Compétence - Séance 1


Nous somme donc là. Sept, plus trois fantômes dont l’absence pèse lourdement autour de cette grande table de réunion . Les néons criards et maladifs n’aident en rien les mines fatiguées se regardant en chien de faience. Nous ne nous connaissons pas, mais nous avons un point commun nous définissant : nous sommes tous chômeurs.

Christian, 41 ans, bide de chauffeur-routier, a une respiration asthmatique insupportable, soutenue par le chewing-gum mouillé que mâche sans cesse ma voisine, Samia, 24 ans.
J’ai envie de leur hurler d’ARRETER, mais je n’en ai pas le droit.
Les efforts vestimentaires que j’ai fait sont apparement inutiles quand je vois les tenues négligées de Nadège, 55 ans, et Farès, 37. Avoir gaché mon maquillage pour ça…

J’éspérais faire face à des gens ayant eu une première carrière, voulant rebondir, des gens motivés et prêts pour la seconde manche de leur vie. A la place, je rencontre des gens ayant galéré entre milles jobs ingrats, et tout aussi paumés que moi.

vendredi 6 juin 2014

Backstage


En réalité, en backstage ça ne ressemble à rien de tout ça. Je dois quand même avouer avoir été témoin de parties de cartes hardcore, celà dit.

samedi 31 mai 2014

Séance de rattrappage


"Shalom les pommes!"

Ah, se ballader dans le quartier Juif par une belle journée ensoleillée…

(5 Septembre 2013)

vendredi 30 mai 2014

Confession


Des fois, j'ai presque envie de perdre mon job, de tomber un peu malade ou d'avoir un léger accident, histoire d'avoir un arrêt maladie, et ainsi du temps libre - temps libre que j'utiliserai pour écrire ce roman auquel je pense quotidiennement et qui ne fait actuellement que 3 pages de long.

Comment accomplir une telle envie si je n'ai jamais assez de temps libre pour m'y consacrer, à plein temps?
La vie quotidienne me consume. Travailler me dévore de l'intérieur.
Il faut que je le fasse.


jeudi 29 mai 2014


FOREVER STARTS TONIGHT






samedi 24 mai 2014

L'Histoire


Dernière session d’aide aux devoirs ce matin avec Alex.

Au programme : devoir d’histoire.

"Robespierre, il a grave flippé!"

lundi 19 mai 2014

The Full Monty fail


Ce matin au Pôle Emploi , le mec devant moi écoutait "Dancing Queen" d'ABBA à fond sur son lecteur mp3.
Personne ne s'est mis à danser ds la file d'attente.
Tristesse.


dimanche 18 mai 2014

Le Misérable

 
Hier, nouveau cours particulier avec Alex, qui devait lire (une version simplifiée) des Misérables avant d'écrire un rapport à rendre à son prof.
 
Voilà comment il m'explique certains passages de l'histoire :
 "Nan mais Jean Valjean, il a plein de tunes!"
 
... ou répond à mes questions :
"Et qu’est ce qu’il fait quand l’aubergiste refuse de le servir à cause de sa mauvaise réputation?
-Ben, Jean Valjean, il l’insulte grave!”

Ah, les joies de la littérature avec Alex…


jeudi 15 mai 2014


Alex m’a ramené le souvenir le plus laid d’Italie. Je regrette le porte-clé Tour de Pise qu’il m’avait promis!
Enfin, c’est l’intention qui compte, n’est-ce pas? Un adolescent mâle a rarement bon goût…

jeudi 1 mai 2014

Voyage Scolaire


Alex est en Italie. Il va me ramener une Tour de Pise en porte-clés. J’ai décidé d’ignorer l’évident symbole phallique de cet objet…

samedi 26 avril 2014

Cher Journal,
je dois te confier quelque chose : Alex tente de me séduire. Nous nous voyons maintenant deux fois par semaines, et j’ai beau essayé de lui faire réviser ses cours avec toute l’énergie existante au monde, tout ce qui semble l’intéresser, c’est jeter un oeil dans mon décolleté. J’ai bien tenté de me limiter au col ‘haut’ lors de nos sessions, mais ça ne lui fait pas peur. Il guette quand même - on ne sait jamais, si un de mes seins décidait de se faire la malle en crevant mon t-shirt.

La semaine dernière, alors que je lui disais aurevoir, il a même essayer de me passer une main sur la croupe. Oui, oui. J’ai réussi à l’éviter à la dernière seconde, en faisant un demi-tour à 180° du plus bel effet, dans le genre lapin foudroyé.
Je n’ai personne à en parler…


Parce qu’Alex est un débile d’ado et que j’approche de la trentaine, que je suis son ‘aide aux devoirs’ et que je me vois mal :
A) l’engueuler - AWKWARD!
B) en parler à ses parents (pour qu’ils me virent et me remplacent par un mâle? Mon PEL a trop besoin de ce taf!)
C) Parce que m*rde, c’est quand même MOI l’adulte, nan?!
Allez, c’est décidé, après ses vacances, je lui fait un laius sur le droit des femmes. En espérant que ses neurones en pleine ébullition hormonale veuillent bien faire passer le message…

vendredi 18 avril 2014

Migraine


Headaches come in waves,
Mine is a tsunami.

mardi 15 avril 2014

Séance de ratrappage : SILENCE - 23 Février 2013



Je suis désolée de ne pas poster plus de textes et d’entrées ‘blog’, ce que je faisais plus souvent avant.

C’est juste que… la source de mes mots semble s’être tarie. Je suis muette à l’ennui de mon quotidien sans surprise. Je n’arrive juste plus à voir l’anecdote amusante qui vaudrait la peine d'être postée, parmi les choses banales qui m’arrivent tous les jours.

Même mes collègues ne m’inspirent plus, c’est dire.

Celà dit, j’éspère que celà va me revenir bientôt…

samedi 12 avril 2014

Séance de rattrapage: 21 Février 2013


Ma vie est un encéphalogramme plat.
Jamais rien ne m’arrive.
Monotonie est ma devise.

jeudi 10 avril 2014

(Amis de la poésie bonsoir)


I can’t sleep when you’re not next to me
So I listen to the tape you made me
When you were living by the sea
The waves come and crash against the sand
Like when you breath and I put my hand
On your chest
Now I can rest

PK 2013

mercredi 9 avril 2014

Blog Post, 13 Janvier 2013


Vendredi, j’étais dans un taxi - petit luxe que je m’octroie de temps en temps, quand je finis tard le boulot.

Par chance, le conducteur n’a pas tenté de faire la discussion. J’écoutais donc la radio. Le taxi était branché sur RFM. J’aime bien RFM : il y a des tubes, anciens, récents, des one-hits wonders, des trucs un peu nazes, mais c’est toujours plus divers et agréable que Chérie FM ou Rires et Chansons.

Nous écoutions donc RFM quand le taxi s’arrête à un feu rouge, et un jingle annonce une compétition. Avec en grand prix : un concert VIP de Patrick Bruel. Et forcément, un de ses titres enchaine : “Place des Grands Hommes”.
Place des Grands Hommes”, qui parle d’amis perdus de vue qu’on retrouve, des vies comparées, des joies retrouvées, le bonheur d’être avec ceux qu’on aime…

On apprécie ou pas cette chanson - perso, elle ne m’a jamais vraiment parlé. Je n’ai juste jamais été cliente de variété française. Mais cette fois-ci, j’ai enfin écouté les paroles, alors que le taxi reprenait sa course, que les vitrines et les lumières de Paris défilaient au dehors de ma vitre.

Et c’est là que je me suis dit que ce genre de bonheur liés aux retrouvailles est en voie de disparition, pour ne pas dire exctint. Avec Facebook, on est au courant de tout, de trop, tout le temps. Avec Facebook, une chanson pareille n’aurait aucune chance de voir le jour, de nos jours.
Facebook, assassin de l’inspiration culturelle et musicale?

mardi 8 avril 2014

Le come-back

Je sais, j'avais dit que je laissais tomber ce blog, mais Tumblr, en fait, ça ne va pas vraiment - je me laisse noyer sous les re-blogs de photos cools et/ou drôles, et j'en oublie d'écrire.

Alors je reviens ici, et j'éspère que vous m'y accueillerez (oui, vous, les 3,2 personnes qui me lisent) telle l'enfant prodigue de retour au bercail. Je vais vous offrir des séances de ratrappage en postant des entrées écrites & postées sur mon Tumblr au cours des derniers mois et de toute l'année 2013, même.

Pour que tout soit clair (j'en vois un qui lève le doigt au fond pour me poser des questions, si, si, je te vois!), mon Tumblr est toujours actif, et je vais essayer de le concentrer aussi sur mes écrits.

Si vous êtes sur Tumblr, que c'est plus facile pour vous de m'y suivre, voici le lien : http://iampippakies.tumblr.com/

 Nous ne sommes pas le 1er Janvier, je n'ai pas de résolutions à prendre, mais j'ai envie de dire : allez, cette-fois, je promets, je deviens régulière (et je publie mon premier roman, et je perds 10kgs, et je deviens la nouvelle mailleure amie de Beyoncé...)!