mercredi 20 mai 2009

L'Eveil Du Printemps


Je dois faire face a mes digressions quelques peu hormonales des dernières semaines (faire de ce blog un sous- "Journal de Bridget Jones" n'est pas dans mes plans).
Mettons cela sur le compte du printemps.

Dans les films, le printemps est toujours signe de renouveau, de bonheur et d'allégresse... Il est aussi prouvé que le moral des gens est meilleur a cette saison qu'en hiver.
Permettez-moi de douter. Ou de mettre mon cas en lumière.

J'aime porter moins de couches vestimentaires, j'aime me balader dehors sans risquer les engelures... Mais je déteste aussi le printemps, tout simplement parce que je n'en profites pas vraiment.
Je ne suis pas aigrie - je suis juste seule.

En hiver, les conditions météorologiques donnent une bonne excuse aux solitaires pour rester sous la couette, regarder des DVDs, lire, ou faire autre chose - entre 4 murs. Tandis que quand le soleil brille, je me sens limite coupable de ne pas être dehors a en profiter avec des ami(e)s.
Je parie que je ne suis pas la seule dans ce cas, à se détester de jouer malgré moi à la recluse alors que j'ai tout autant le droit que les autres d'apprécier un jour clément.
Et se détester engrange rarement joie de vivre et allégresse - mais plutôt un abonnement à une humeur dite "emo" (les plus jeunes me comprendront).

Cette année pourtant, j'ai Will à mes côtés - Will avec qui me promener, avec qui bronzer dans un parc, ce genre de truc. Que je pourrais faire toute seule, celà dit.

J'en viens à me demander si je ne suis pas en train de me rendre compte que seule ou pas, je suis juste emo. Et croyez moi, je trouve ça plus dûr à accepter qu'une possible homosexualité ou que le divorce de parents.

jeudi 14 mai 2009

Glamour Toujours....

Depuis le coup des donuts, Boss me kiffe.
Je suis donc conviée à les rejoindre, lui et ComComBoy, au concert évènement d'un de nos groupes.

Je les retrouve vers la console de son avant la première partie. Grand seigneur, Boss m'offre une pinte, que je bois un peu trop rapidement, certainement dans l'idée de lui faire plaisir.
"Tu en veux une autre?" demande-t-il en voyant mon verre vide.
"Ben euh... Oui bien sûr!"
Je me dis qu'il est quand même vachement cool, de me payer des coups à boire, parce que c'est pas donné dans cette salle trendy de la capitale. A moins que... il veut me souler dans le but de profiter de mon petit corps? Que dalle : je m'aperçois que son pass AAA lui donne accès au bar VIP - gratuitement. Il n'en a rien à faire, de mon corps. Autant pour ma fierté!

Le premier groupe joue, pas déplaisant mais pas révolutionnaire non plus. Etant sur un label associé, je les applaudis, bouge un peu... histoire de ne pas passer pour une ingrate, que Boss me ré-invite aux prochains concerts.
Comme si il observait chacun de mes mouvements... Il faudrait que j'arrête de me persuader que je vis dans un Truman Show constant et que le moindre de mes faux-pas est perçu par le monde entier.

Le premier groupe balance enfin leurs micros à terre, leur set est terminé. Ouf! Je peux sprinter en direction des toilettes - les deux pintes ont fait leur effet. De plus, je me sens un peu gaie - je sais encore comment je m'appelle, mais j'ai un peu de mal à me retrouver dans le labyrinthe des couloirs backstages, et je rate une marche pile en entrant dans les toilettes.
Alors que je me lave les mains, le préposé aux toilettes (ce concept très Britannique fraichement importé en France, ou une Dame pipi vous offre parfums, chocolats et chewing-gums, ou capotes... en attente d'un pourboire) me demande :
"Ca va, Mademoiselle?"
"Euh, bah, oui..."
"Vous êtes sure?"
"Oui oui!"

Et je sors, ratant une nouvelle fois cette satanée marche.

J'aperçois ComComBoy et Boss et vais leur glisser un mot, les prévenant aussi que je vais m'approcher plus près de la scène pour "notre" groupe, car je tiens à bien les voir - si c'est pas du dévouement au travail, ça. On convient d'essayer de se retrouver une fois le concert terminé.
Je slalome entre les badeaux pour atteindre le second rang, et une fois bien placée, plonge ma main dans mon sac pour y atteindre mon apn.
Et c'est là que je me rends compte que les deux boutons du haut de ma chemise sont ouverts. Offrant une vue imprenable sur mon SOUTIEN GORGE* pigeonnant, et mes SEINS* d'une pâleur "Bronzage Arctique".

Oh. Mon. Dieu. Pas étonnant que le préposé des WC m'ait demandé si j'allais bien, il a très certainelment cru que j'avais été droguée et violée, ou un truc classe dans le genre. Mais, surtout : ComComBoy et Boss ont très certainement vu mes seins!!!!!! Quels boulets ces mecs, pas un pour me le signaler et limiter les dégats! Soudainement, mon cerveau gèle de terreur : et si ils ont cru que c'était délibéré? OH. MON. DIEU.
Que faire en retournant au taf le lendemain? En rire? Ne pas faire référence à l'incident? Continuer comme si de rien n'était? Dois-je envisager de reproduire cet écart de mode involontaire, afin de leur faire croire que c'était délibéré mais sans intentions aucunes?
Et quand est-ce que ces maudits boutons se sont défaits, d'abord!!!???
C'est le crash parmi mes neurones, et des hypothèses encore plus farfelues se creusent un chemin dans mon esprit.
Heureusement, le groupe tête d'affiche entre en scène et joue si fort qu'il m'empêchent de penser...


Une autre sortie "biz", une autre humiliation... Si ce milieu est vraiment comme le Truman Show, ais-je vraiment raison de m'entêter à vouloir percer dans le milieu?!



http://www.jemontremesseins.com

*Oui, je suis choquée au point d'utiliser des capitales.

vendredi 8 mai 2009

I'm A Super Hero



J'ai pris conscience de mon super-pouvoir hier soir.

Comme dans un bon comic, il faisait sombre... Non, je n'étais pas dans une ruelle inquiétante, mais dans un pub aux lumières ultra-tamisée, à l'occasion de l'after-show d'un des groupes du label.

Rose et Fanny, mes deux copines du biz, étaient de la partie. Je bavardais (enfin, nous nous époumonions afin de couvrir le son de la musique crachée par les hauts-parleurs) avec elles, debouts autour d'une espèce de table.
Et soudain, Jamie arrive. Jamie, bassiste de son état, que nous venions de voir en live, et pour qui l'after show était organisé (lui et son groupe, s'entend). Je savais qui était Jamie de vue bien avant que notre label prenne le groupe en main, mais je ne m'étais jamais intéressée à lui. Imaginez ma surprise quand, lors de notre première rencontre, il me mis dans tout mes états... Son super-pouvoir à lui, c'est de me faire perdre la moindre bribe d'Anglais rien qu'en m'approchant. Quelle cruche j'ai du faire...
Heureusement, Rose et Fanny le connaissent un peu mieux et ne se liquéfient pas à sa seule vision, elles. J'éspère donc que leur présence me donnera une deuxième chance.

Après 1heure d'attente (et de vodka-Red Bull), il apparait donc enfin. Et mets 33 minutes pour arriver à notre hauteur, stoppé à chaque pas par des gens le félicitant ou lui offrant à boire.

Il dit bonjour aux filles. Embrasse Rose. Enlace Fanny.
Et me tourne le dos.

C'est à ce moment-là que j'ai découvert mon super-pouvoir : l'invisibilité.