lundi 2 août 2010

HOPE


J'ai quitté la publiciste.

Pour un travail. Un vrai. Une réelle opportunité. Enfin, on dirait. J'ai passé un entretien, alors que je bossais toujours chez la publiciste, et, deux jours après, mon nouveau patron me contactait pour me dire "Le job est à toi - si tu le veux toujours? Tu m'as vraiment impressioné".
J'ai été séléctionnée. Pas de "trop qualifiée", "Pas assez d'expérience", et excuses du genre cette fois-ci.
J'ai commencé la semaine dernière.
Bref, concentré de self-boost en une ligne, par e-mail. Ca fait du bien. C'est comme si j'arrivais à nager à la surface de nouveau.

J'ai donc dit aurevoir à Greta - aucun cadeau de marque pour me remercier de mes bons et loyaux services, pas même un blind-date avec Robert Pattinson. Mais 100€. Si je vivais en Chine, je ferais partie de la haute-bourgeoisie, avec un salaire pareil!

Le lundi suivant, à 9H30, je m'installais à mon nouveau poste.
Je suis officiellement chargée des relations publiques de plusieurs artistes, et deux créateurs de mode. Je gère aussi les relations médias (en gros, nos/leurs pages internet).

En deux semaines, j'ai déjà trouvé un nouveau client (un groupe de rock) - je vais donc toucher une commission sur le contrat ! Ca ne me fera pas de mal : ma période d'essai n'est pas rémunérée - hey, je n'ai jamais dit que tout était rose et simple grâce à ce job, hein.

Mais maintenant au moins, j'ai espoir. Je bosse, je fais du mieux que je peux, je sers à quelque chose. J'éspère que le reste suivra peu à peu.
J'espère.

mercredi 28 juillet 2010

12 trucs pénibles que font les parisiens

J'avoue, j'ai piqué ça dans un magazine féminin dont je tairai le nom!
Mais c'est très approprié à ce que je ressens dans cette capitale.

1 - Citadins, en mal de contact, ils collent toujours leur voiture à celle de devant, comme lancés dans une scène de reproduction automobile.

2 - Ils sont d'accord avec tous les interdictions. Celle de fumer dans les lieux publics ou celle de faire du bruit après 22h00. Mais à une condition : qu'elles s'appliquent seulement aux autres!

3 - Le Taxi parisien est une espèce rare et intéressante. C'est lui qui choisit son itinéraire. Ah, excusez-moi de vous avoir dérangé, Mr le chauffeur...

4 - Ils confondent râler et s'exprimer.

5 - Souvent, leur meilleur ami est un téléphone portable.

6 - Il y a un truc remarquable à propos des jeunes hommes dans cette ville. Ils ont tendance à tous adopter le même uniforme. Comme si on les y avait obligé.

7 - Ils perdent au foot.

8 - Ils se moquent de George W Bush qui ne sait pas situer la Croatie sur une carte du monde, mais si vous leur demandez où est Strasbourg, Ils pointeront Lyon ou Marseille du bout du doigt.

9 - Ils pensent que le Klaxon est un instrument de musique et que la ville, grâce à eux, est une symphonie.

10 - Ils font du free fight de rue. Un sport de combat qui consiste à mettre des petits coups secs dans les côtes des personnes qui font la queue au supermarché ou à la Poste, juste à côté de vous.

11 - Ils croient que "la Province" est l'autre région de France (celle qui n'est pas Paris, quoi), et qu'elle a pour utilité de les accueillir en vacances, l'été.

12 - Ils vivent dans une jungle mais pensent, dur comme fer, que c'est le meilleur endroit sur terre (crétins*).


*ça, c'est de moi.

samedi 3 juillet 2010

La B.A. du jour

Samedi matin, période parfaite pour les courses (surtout parce que j'ai été réveillée à 8H30 par mon voisin quo devait rentrer d'une soirée. c*nnard).

Je file donc au Monop' du coin et remplis mon panier de quelques denrées nécessaires à mon équilibre alimentaire (soupe, yahourts, fromage).

A la caisse, je suis évidemment derrière un couple de (vieux, mais alors vieux!) retraités qui ont l'air de faire des provisions pour jusqu'à la fin des temps. Le montant de leur "butin" est donc assez élevé. Comme je suis (trop) gentille et que Monop' me donne sans cesse des coupons "-2€ pour 20€ d'achat!", (alors que je ne dépense jamais plus de 5e à la fois), j'en propose un à la vieille dame avant qu'elle ne donne le contenu entier de son portefeuille à la caissière. Des vieux, la crise, ça a pas beaucoup d'argent, tout ça, non?

La vieille me regarde suspicieusement puis me dit "Non, je ne préfère pas le prendre" comme si je lui proposait de l'ecsta. "Vous ne voulez pas gardez votre argent? Tant pis pour vous."

Merde, y'en a marre d'être gentille face à des murs de connerie.

samedi 5 juin 2010

Anti-groupie



Je suis une fille. J'aime le rock, les concerts, les mecs sur scène en sueur. Je suis donc, d'après beaucoup, une groupie. FAUX.
Etre amoureuse d'un groupe, ressentir ses riffs et ses paroles à en avoir mal au ventre... ne sont pas des symptômes indiquant pour autant que je veuille coucher avec l'un des musiciens que j'adore.
(Je ne vois pas trop le but, d'ailleurs)

Cependant, le cliché perdure.
Alors que croyez-moi, les groupies mâles existent, et sont bien plus toxiques que leurs congénères féminins. Je le sais, j'en côtoyais un (Ben, si tu lis ce blog...).

Alors, retenez bien la leçon et n'osez JAMAIS me traiter de groupie. Le dernier qui a fait ça s'est pris ma bière en pleine face. Et c'était un musicien. Comme quoi, je ne suis pas prête à m'adoucir pour un homme, même si il est dans un groupe.

samedi 29 mai 2010

La Superficialité, c'est le Pied.

Pardonnez-moi car j'ai fauté : j'ai accepté un stage non rémunéré.

C'est toujours mieux que rien et je tiens à montrer à mon hôte que je ne compte pas passer mon temps chez elle, à ne rien faire.

Je bosse donc en tant qu'assistante pour un groupe de publicistes. Nous (oui, je m'inclue déjà, à fond dans l'esprit d'équipe, *winner* etc) représentons des stars internationales (glamour?), quelques marques de haute-couture, un magazine de mode (une collègue d'Anna Wintour, pour la touche gossip).

Journée type : préparer le café (je suis stagiaire, n'oublions pas); passer en revue la presse -des ragots de Closer à Libération- en quête de mentions de nos clients; faire les sites à potins internationaux et ceux de paparazzis à la recherche de people portant nos marques; apeller les agents de telles personnalités; et, depuis trois jours, trouver des invités prestigieux pour un évènement tout aussi classe, qui se tiendra à Milan en Juin.
L'ambiance au bureau est bonne, et si j'étais payée, j'adorerais faire partie de l'équipe à temps plein. Ce serait *le kiff*. Je me suis déjà bien intégrée à l'équipe, et j'ai même réussi à persuader un agent de tenter d'habiller une starlette Américaine en Versace pour la première de Twilight 3.
Enfin un taf où je peux/dois exploiter ma pop culture générale (qui occupe, je crois, 75% de mon cerveau)!
Un boulot que je trouve à la fois fun, mais superficiel - et dur : se faire rembarrer par un agent qui a tout d'un bouledogue, ce n'est pas très agréable.

Je ne peux toutefois m'empêcher de contempler tout ce monde en étant cynique, mais j'avoue qu'envoyer une paire de baskets à l'adresse perso de Chris Martin ou influencer tel agent pour qu'Ashley Greene porte notre marque à tel évenement, c'est grisant.

Bienvenue dans le monde des dessous du showbiz, où la limite entre nobody et celeb est si fine qu'elle peut vous rendre schizo.

lundi 10 mai 2010

Being a Punk

Paris a perdu son étincelle.
Depuis mon lit (de camp, je suis hébergée provisoirement par une connaissance), j'énumère mentalement les suites et conséquences de mon retour dans la capitale : beaucoup d'e-mails et de CVs envoyés, peu de réponses, trois entretiens, aucun positif à ce jour. Mais des TAS d'offres de stages non-payés - celà ne changera-t-il donc jamais?
Vais-je encore devoir acceptée d'être exploitée des années avant de trouver un poste? Sachant que ma génération va surement devoir travailler jusqu'à ses 70 ans, en commençant à cotiser vers la trentaine, je pourrais peut-être prendre ma retraite à 80?

"The Future Is Not What It Used To Be"

Si je dois "profiter" de ma retraite sans dents mais avec des varices, autant exploiter mes jeunes années et ensuite bosser jusqu'à ma mort.

"LIFE AIN'T WORKING"

Je me sens devenir punk, pleine de rage dans l'espoir d'un avenir meilleur, sinon moons compliqué. Du genre, marre de cette société, et si on la prenait à contre-coups?

Tiens, c'est pas un cheveux vert que je viens de perdre?

jeudi 1 avril 2010

Super Nanny


Aujourd'hui, dans les allées de mon supermarché, j'hésite entre deux sortes de pommes (la grany ou la golden?) quand des hurlements retentissent dans les allées un peu vides.
Un boucher se serait-il coupé avec son outil de prédilection?
Une caissière aurait-elle un doigt prit dans le tiroir-caisse?
Que nenni.
Ces braillements émanaient d'un gamin d'environ 4 ans, qui, du haut de son caddie, faisait une crise à sa mère pour je ne sais quel objet ou bonbon.
Et il a continué jusqu'à ce que j'ai rempli mon caddie à moi - et croyez moi,j'ai aussi pas mal hésité entre le dentifrice "dents blanches" ou celui qui fait "protection 24heures"!
A la caisse, je suis voisine avec le môme hurleur. Qui en est toujours au même point vocal. Les gens commencent à le regarder, histoire de le faire taire par la simple force de la pensée.
La mère, sentant les regards, nous sort avec un grand sourire : "Il a de la voix, il va faire la Nouvelle Star plus tard"
0_0
Si c'est ça la nouvelle éducation, si c'est ça la nouvelle génération.
Une raison de plus de regretter Super Nanny.
RIP.


PS : je recommande à tous "NO KID", un livre de Corinne Maier paru chez J'ai Lu, qui vante les mérites de ne PAS se reproduire.

mercredi 24 mars 2010

Poil aux pattes & grandes décisions

Peut-on juger du pathos d'une fille à la longueur des poils sur ses mollets?
Je ne me suis pas épilée depuis les quelques jours passés chez Lilia, histoire de vivre un peu lors d'une petite échappatoire. C'était il y a plus de 6 semaines.

Sadie repart à Londres. Quelques tafs en free-lance, de l'envie, des contacts. Elle ose. Si elle le fait, pourquoi pas moi?

J'ai donc décidé de me joindre à elle - pas à Londres, non. Je rentre à Paris. Embarquées dans la même aventure, chacune de notre côté de la Manche, nous pourrons mutuellement nous entraider - spirituellement du moins.
Bien sûr, je (on) va galérer. Mais le jeu en vaut la chandelle : je ne vais pas attendre que Pôle-Emploi change ma vie, si?

Et puis, ça me donnera une occasion de m'épiler.

mercredi 17 mars 2010

Et maintenant, la pub!

Petit big up à une de mes BFF, Sadie :

http://sadiejames.tumblr.com/

Allez jeter un oeil à son blog, touchant et juste!

samedi 6 mars 2010

Et de 2!


Coralie vient de se fiancer.
Coralie, la fille intello, bosseuse et gentille. Et belle, en plus. Une fille qu'on aimerait hair - en vain.
Coralie va donc se marier en 2011.

Elle m'a d'abord envoyé ce mail "J'ai une super nouvelle à t'annoncer!"
Ma réponse fut... amère? : "Laisse-moi deviner : soit tu vas te marier, soit tu es enceinte."
J'avais vu juste.

Le pire, c'est qu'il est impossible de détester Coralie, pour toutes les raisons citées plus haut. Mais sa joie a tout de même du mal à m'atteindre.

dimanche 28 février 2010

Joyeux Anniversaire!


Je suis officiellement vieille : j'ai atteint la période charnière des 26 ans. Adieux réductions et carte jeunes, bonjour plein tarifs...

Comme si passer à l'âge adulte n'était déjà pas assez cher payé, j'ai du faire acte de présence lors d'un repas familial comprenant ma grand-mère, mes deux tantes, mon oncle, et bien sûr ma mère.

C'était en mon honneur, après tout. Je devais faire bonne figure.

Test numéro 1 : service de la viande.
Je suis végétarienne - mais je souris.
Test numéro 2 : le chien obèse de ma grand-mère vient se coller à moi, bavant sur mes chaussures en cuir - mais je continue à sourire.
Test numéro 3 : le gâteau plein de crème étouffante, du genre que j'ai toujours détesté. Mais je souris toujours.
Test final : les cadeaux. 200€ en tout, pas mal - je souris sincèrement.

Et c'est ce moment que choisis ma mère pour m'offrir ses cadeaux : une gaine noire.
"Le noir, c'est sexy" ajoute-t-elle. On ne peut pas en dire autant de la gaine. Bridget Jones anyone?
Je sais que depuis mon chômage, j'ai pris quelques kilos liés à ma sédentarité, mais tout de même...
J'essaye de garder le sourire.
Mais une fois de plus, ma mère m'aura battu sur le terrain psychologique. Son deuxième cadeau est un coup de grâce : une machine de type Sporéléc, comme on en vend tous les matins dans tous les télé-achats du monde entier, censé tonifier le gras du corps par des décharges électriques.

Ca marche vraiment, ça?
Parce que là tout de suite, j'ai envie d'aller m'étouffer de bugnes pour oublier l'humiliation de ma mère qui aurait pu me faire passer le message "Je te trouve grosse" de façon plus agréable - ou au moins en privé.

vendredi 12 février 2010

Adulescence ratée

Tout a commencé avec Nina.
Nina, une vieille copine de lycée à peine plus âgée que moi.
Mariée depuis un an, je voyais le couple qu'elle formait avec Rémy comme modèle : jeune, complice mais indépendant, toujours prêt pour l'aventure, revenus des quatres coins du monde.
La mariage ne m'avait pas étonné. Mais l'annonce de sa grossesse m'a carrément foutu un coup.
Mariés, ils restaient toutefois accessibles. Un enfant rendait la situation toutefois beaucoup trop... adulte.
Surtout lorsque l'annonce me parvient alors que je vis toujours dans ma chambre d'adolescente, chez ma mère.

Je suis toujours au chômage, une situation inextricable dont je n'arrive pas à m'extirper. Annonces, candidatures spontanées, recrutement en ligne... rien ne m'a échappé. A part les jobs, bien entendu.
Je vis toujours chez ma mère.
Je parle peu à des personnes de mon âge.
Je ne sors, pour ainsi dire, jamais - les distractions sont beaucoup moins nombreuses qu'à Paris.

Et Nina est tombée enceinte il y a quelques mois. Je suis ravie pour elle, parce qu'elle et Rémy sont heureux. Je m'inquiète à cause de sa frêle stature et me souvient du temps où elle portait encore des Converses bleues, comme le mec de Sonic Youth. Je m'inquiète pour moi, car plus le temps passe, plus mes chances d'avoir une vie "normale" s'amenuisent.

Je ne rêve pas de mariage et d'enfant, juste un travail qui me plait, une ville intéressante, auprès de mes amis. Avancer. Me construire. Avoir un chien!
Mais à la place, je stagne dans la médiocrité.
Alors j'envoie encore des CVs, comme autant de bouteilles à la mer.
Dont les réponses négatives me feront sentir encore plus mal - même si on peut blâmer la crise économique actuelle pour faire passer la pilule plus facilement.

Alors je suis heureuse pour Nina et Rémy, même si leur bonheur me fait penser qu'en 10 ans, ils ont autant avancé que moi j'ai pédalé dans le vide.

Je suis heureuse pour Nina et Rémy, et j'ignore mon manque de vie afin de ne pas devenir aigrie.