mercredi 22 avril 2009

Un Train De Retard...

Aujourd'hui, un grand pas pour Pippa, pas grand chose pour l'Humanité : J'ai osé aborder quelqu'un. Qui me plait, en plus. Mazette! me direz-vous. En effet...

Je dois vous avouer que je ne tiens pas à ce que ce blog vire en Bridget Jones du pauvre, mais l'épisode HIB (voir post précédent) vendredi dernier m'a donné des ailes, alors je me suis lancée.

Le damoiseau en question a un tatouage sur le bras gauche, des lunettes noires à montures épaisses, des yeux bleus et occupe le poste très glamour au guichet de la gare locale (*tchi-tcha*). Et bien que je sois parfaitement capable d'y utiliser les machines, celà va faire 6 mois que je poireaute au guichet juste afin qu'il me serve.
Pathétique? Wais, booon.
En tout cas, il me plait.
Et l'idée d'enfin répondre honnêtement à son habituel "Que puis-je faire d'autre pour vous aujourd'hui?" me démange depuis le weekend dernier.

Lundi : pleine de courage -et de makeup-, je fonce à la gare une fois sortie du boulot, en espérant qu'il soit encore en service. Et là, c'est le drame : la station est en travaux, il n'y a PLUS le moindre guichet. Je ne sais pas où les employés ont disparu... Dépitée, et me demandant combien de temps cette situation va durer, je rentre chez moi.
Mardi : j'y retourne, et là, tout mes paramètres ont changé : une pauvre planche sur deux traiteaux fait office de guichet. Et ceux qui servent les clients sont les habituels contrôleurs, à l'aide de leur machine-à-amendes portables qui délivrent des tickets. Les guichetiers ont été transférés aux portiques d'entrées donnant accès aux quais.
Damn! Il me faut une nouvelle technique....
Mercredi : Je n'ai toujours pas trouvé de plan. Alors je décide de simplement y aller free-style. En sortant du boulot, je passe chez moi rapidement et me change et me maquille en une vitesse éclair, afin de ne pas me laisser le temps de cogiter. Je me lance, un point c'est tout. Et ma nouvelle robe printanière pouffe me donne un sérieux atout. Je sors, il fait encore bon, le soleil est chaud sur ma peau... Rien que le chemin jusqu'à la gare est un réel plaisir.
J'entre dans la station et me dirige vers à la table où un contrôleur me donne mon billet pr demain. Je repère ma cible, encore près des portiques d'entrée au quais. Une de ses collègues lui tient la patte. Mer*e, comment la virer, celle-là?
Dieu merci, la cliente devant moi est lente, et quand c'est à mon tour d'être servie, la collègue de Willy (appellons-le Willy, parce qu'il faut bien l'appeller) assiste un client.
Tout sourire, le pas décidé et franc, je marche en sa direction. Tadaaaaaaaa.
"Salut!
-Salut."

(Oui ben hein, il faut bien une intro, hein)
-Errrr (Bien sûr que j'ai bafouillé, attendez, je suis pas une glamourpussy de naissance, hein), ça fait un certain temps que je viens à ton guichet alors que je sais utiliser les machines, mais maintenant qu'il n'y a plus de guichet... Ca te dirait de prendre un verre avec moi?"
25 ANS. IL M'A FALLU 25 ANS POUR PRODUIRE UNE APPROCHE AUSSI BASIQUE.
Pippa toucherait-elle à son but?
Et là... grand sourire sur son visage : "J"adorerais ça".
A ce moment, les feux d'artifices ont éclaté, les colombes se sont envolées, la 7è symphonie de Mozart a rugit dans les hauts-parleurs... ou pas.

Echange de numéro de portable (enfin, il prend le mien car dans la précipitation de la préparation, j'avais oublié le mien). Il n'a plus qu'à apeller. Et je n'ai plus qu'à le morfondre en apellant son appel...


As if.

samedi 18 avril 2009

Cameron Diaz

Cameron et moi, on se ressemble beaucoup - physique de blonde Californienne mis à part.
A part ça, nous partageons l'abilité de faire rire les hommes - sans trop le faire exprès, et à nos propre dépends la plupart du temps.

Hier encore, au label...
Que je vous mettes en situation, d'abord : un label est un territoire majoritairement masculin, quoi qu'on en dise. J'ai 7 collègues : Grincheux... Boss, EmoBoy, CokeHead, NonMerciJeSuisAllergique (NMJSA), ComComBoy, et surtout, surtout, le meilleur pour la fin, roulement de tambour (niveau suspense, je suis forte, hein?)...
HotIndieBoy.
HotIndieBoy (HIB) est, comme son nom l'indique, Hot. Dans le genre "mon slim me va à ravir et ma mèche peut concourir pour une pub L'Oréal "Parce que je le vaux bien"". Et charmant avec ça. Le mec beau, drôle et populaire toujours avec le bon mot, que tout le monde aimerait avoir comme meilleur pote.
Il le sait. Et il en joue, de son charme, mais en étant jamais branleur.
L'homme parfait, quoi. (Si, si, l'homme parfait, je vous dit).
Comme vous pouvez l'imaginez, il m'impressionne assez et je n'ai jamais été foutue d'oser communiquer des masses avec lui....

Revenons au début :
Hier donc, Boss, Grincheux et HIB avaient un petit meeting avec un client étranger. Je fus donc chargée de foncer acheter des mets délicats afin d'épater leur invité. Et qu'est ce que Boss me demande? Des donuts. Classe, Boss, la grande classe.
Alors que je leur servais (bah oui, c'est pas tout le temps glam de bosser dans un label, surtout quand on est une stagiaire), le client s'exclame : "Oh! You have donuts in France?"
"Yeah, and we do have electricity, telephone...
" répondis-je avec un grand sourire.
A ma grande surprise, Boss, Grincheux et HIB éclatent de rire et répétent "We do have electricity!" comme si c'était une bonne blague qu'on ne se lasse pas d'entendre. HIB est tout sourire, je plane à 10 000. Faire rire un homme, c'est gagné - y'a pas un proverbe qui dit ça?
Pippa : 100 points!

20 secondes à peine plus tard, alors que je m'apprête à sortir de la salle de réunion, Boss m'interpelle "Tu peux nous faire un café aussi, stoplé?"
Alors je me retourne, prête à passer commande... et me cogne la tête contre le bord de la porte-fenêtre coulissante.
Pippa : -100points.

(Si c'était Cameron Diaz dans sa nouvelle comédie, vous seriez morts de rire, je le sais. Là forcément... Faut faire appel à votre imagination. Un petit effort!!!)

Je ne sais pas si du point de vue de HIB, mon coup de boule involontaire était flagrant, alors j'ai continué comme si de rien n'était, prenant les commandes "sucre/sans sucre" avec un grand sourire.


ET CA A PAYE.
Plus tard, alors que je triais les commandes du label (=moi derrière une pile de classeurs), je sens qu'on me tapote le dos. C'était HIB qui, avec son sourire carnassier, me demande : "Tu peux trouver un hôtel, s'il te plait?"
Un hôtel + HIB? Une équation qui fit démarrer mon imagination au quart de tour. Rrrrrrr.
Mais en fait... c'était pour lui et CokeHead, lors d'un festival à PétaOuChnock. En même temps, si une remarque drôle était suffisante pour mener directement au weekend à l'hôtel, ça se saurait, non?

http://www.youtube.com/watch?v=rfS4XVYYazw&feature=related