Aujourd'hui, un grand pas pour Pippa, pas grand chose pour l'Humanité : J'ai osé aborder quelqu'un. Qui me plait, en plus. Mazette! me direz-vous. En effet...
Je dois vous avouer que je ne tiens pas à ce que ce blog vire en Bridget Jones du pauvre, mais l'épisode HIB (voir post précédent) vendredi dernier m'a donné des ailes, alors je me suis lancée.
Le damoiseau en question a un tatouage sur le bras gauche, des lunettes noires à montures épaisses, des yeux bleus et occupe le poste très glamour au guichet de la gare locale (*tchi-tcha*). Et bien que je sois parfaitement capable d'y utiliser les machines, celà va faire 6 mois que je poireaute au guichet juste afin qu'il me serve.
Pathétique? Wais, booon.
En tout cas, il me plait.
Et l'idée d'enfin répondre honnêtement à son habituel "Que puis-je faire d'autre pour vous aujourd'hui?" me démange depuis le weekend dernier.
Lundi : pleine de courage -et de makeup-, je fonce à la gare une fois sortie du boulot, en espérant qu'il soit encore en service. Et là, c'est le drame : la station est en travaux, il n'y a PLUS le moindre guichet. Je ne sais pas où les employés ont disparu... Dépitée, et me demandant combien de temps cette situation va durer, je rentre chez moi.
Mardi : j'y retourne, et là, tout mes paramètres ont changé : une pauvre planche sur deux traiteaux fait office de guichet. Et ceux qui servent les clients sont les habituels contrôleurs, à l'aide de leur machine-à-amendes portables qui délivrent des tickets. Les guichetiers ont été transférés aux portiques d'entrées donnant accès aux quais.
Damn! Il me faut une nouvelle technique....
Mercredi : Je n'ai toujours pas trouvé de plan. Alors je décide de simplement y aller free-style. En sortant du boulot, je passe chez moi rapidement et me change et me maquille en une vitesse éclair, afin de ne pas me laisser le temps de cogiter. Je me lance, un point c'est tout. Et ma nouvelle robe printanière pouffe me donne un sérieux atout. Je sors, il fait encore bon, le soleil est chaud sur ma peau... Rien que le chemin jusqu'à la gare est un réel plaisir.
J'entre dans la station et me dirige vers à la table où un contrôleur me donne mon billet pr demain. Je repère ma cible, encore près des portiques d'entrée au quais. Une de ses collègues lui tient la patte. Mer*e, comment la virer, celle-là?
Dieu merci, la cliente devant moi est lente, et quand c'est à mon tour d'être servie, la collègue de Willy (appellons-le Willy, parce qu'il faut bien l'appeller) assiste un client.
Tout sourire, le pas décidé et franc, je marche en sa direction. Tadaaaaaaaa.
"Salut!
-Salut."
(Oui ben hein, il faut bien une intro, hein)
-Errrr (Bien sûr que j'ai bafouillé, attendez, je suis pas une glamourpussy de naissance, hein), ça fait un certain temps que je viens à ton guichet alors que je sais utiliser les machines, mais maintenant qu'il n'y a plus de guichet... Ca te dirait de prendre un verre avec moi?"
25 ANS. IL M'A FALLU 25 ANS POUR PRODUIRE UNE APPROCHE AUSSI BASIQUE.
Pippa toucherait-elle à son but?
Et là... grand sourire sur son visage : "J"adorerais ça".
A ce moment, les feux d'artifices ont éclaté, les colombes se sont envolées, la 7è symphonie de Mozart a rugit dans les hauts-parleurs... ou pas.
Echange de numéro de portable (enfin, il prend le mien car dans la précipitation de la préparation, j'avais oublié le mien). Il n'a plus qu'à apeller. Et je n'ai plus qu'à le morfondre en apellant son appel...
As if.
mercredi 22 avril 2009
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