Pardonnez-moi car j'ai fauté : j'ai accepté un stage non rémunéré.
C'est toujours mieux que rien et je tiens à montrer à mon hôte que je ne compte pas passer mon temps chez elle, à ne rien faire.
Je bosse donc en tant qu'assistante pour un groupe de publicistes. Nous (oui, je m'inclue déjà, à fond dans l'esprit d'équipe, *winner* etc) représentons des stars internationales (glamour?), quelques marques de haute-couture, un magazine de mode (une collègue d'Anna Wintour, pour la touche gossip).
Journée type : préparer le café (je suis stagiaire, n'oublions pas); passer en revue la presse -des ragots de Closer à Libération- en quête de mentions de nos clients; faire les sites à potins internationaux et ceux de paparazzis à la recherche de people portant nos marques; apeller les agents de telles personnalités; et, depuis trois jours, trouver des invités prestigieux pour un évènement tout aussi classe, qui se tiendra à Milan en Juin.
L'ambiance au bureau est bonne, et si j'étais payée, j'adorerais faire partie de l'équipe à temps plein. Ce serait *le kiff*. Je me suis déjà bien intégrée à l'équipe, et j'ai même réussi à persuader un agent de tenter d'habiller une starlette Américaine en Versace pour la première de Twilight 3.
Enfin un taf où je peux/dois exploiter ma pop culture générale (qui occupe, je crois, 75% de mon cerveau)!
Un boulot que je trouve à la fois fun, mais superficiel - et dur : se faire rembarrer par un agent qui a tout d'un bouledogue, ce n'est pas très agréable.
Je ne peux toutefois m'empêcher de contempler tout ce monde en étant cynique, mais j'avoue qu'envoyer une paire de baskets à l'adresse perso de Chris Martin ou influencer tel agent pour qu'Ashley Greene porte notre marque à tel évenement, c'est grisant.
Bienvenue dans le monde des dessous du showbiz, où la limite entre nobody et celeb est si fine qu'elle peut vous rendre schizo.
samedi 29 mai 2010
lundi 10 mai 2010
Being a Punk
Paris a perdu son étincelle.
Depuis mon lit (de camp, je suis hébergée provisoirement par une connaissance), j'énumère mentalement les suites et conséquences de mon retour dans la capitale : beaucoup d'e-mails et de CVs envoyés, peu de réponses, trois entretiens, aucun positif à ce jour. Mais des TAS d'offres de stages non-payés - celà ne changera-t-il donc jamais?
Vais-je encore devoir acceptée d'être exploitée des années avant de trouver un poste? Sachant que ma génération va surement devoir travailler jusqu'à ses 70 ans, en commençant à cotiser vers la trentaine, je pourrais peut-être prendre ma retraite à 80?
"The Future Is Not What It Used To Be"
Si je dois "profiter" de ma retraite sans dents mais avec des varices, autant exploiter mes jeunes années et ensuite bosser jusqu'à ma mort.
"LIFE AIN'T WORKING"
Je me sens devenir punk, pleine de rage dans l'espoir d'un avenir meilleur, sinon moons compliqué. Du genre, marre de cette société, et si on la prenait à contre-coups?
Tiens, c'est pas un cheveux vert que je viens de perdre?
Depuis mon lit (de camp, je suis hébergée provisoirement par une connaissance), j'énumère mentalement les suites et conséquences de mon retour dans la capitale : beaucoup d'e-mails et de CVs envoyés, peu de réponses, trois entretiens, aucun positif à ce jour. Mais des TAS d'offres de stages non-payés - celà ne changera-t-il donc jamais?
Vais-je encore devoir acceptée d'être exploitée des années avant de trouver un poste? Sachant que ma génération va surement devoir travailler jusqu'à ses 70 ans, en commençant à cotiser vers la trentaine, je pourrais peut-être prendre ma retraite à 80?
"The Future Is Not What It Used To Be"
Si je dois "profiter" de ma retraite sans dents mais avec des varices, autant exploiter mes jeunes années et ensuite bosser jusqu'à ma mort.
"LIFE AIN'T WORKING"
Je me sens devenir punk, pleine de rage dans l'espoir d'un avenir meilleur, sinon moons compliqué. Du genre, marre de cette société, et si on la prenait à contre-coups?
Tiens, c'est pas un cheveux vert que je viens de perdre?
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