mercredi 29 juin 2011

Fierté



Mon nouveau vélo! Hourra pour les puces, où j'ai acheté cette beauté pour seulement 35€. C'est un Peugeot, il est rose, et je l'aime. Maintenant, je n'ai plus qu'à éviter de me faire tuer dans les rues de Paris.
Ils doivent bien vendre des casques, aux puces, non?

lundi 27 juin 2011

La joie des entretiens d'embauche (bidons)

J'ai un entretien demain matin!
Or... ce n'est pas vraiment dans mes compétences. Une boîte de finances! Quelle idée de postuler à ce type de poste vu mon parcours professionnel, me direz-vous... Et vous avez raison. Vous croyez vraiment que j'aurais postulé de moi-même pour ce type de poste, que je n'obtiendrai évidemment pas? Dans le mille : tout ça, c'est "grâce" à la personne chargée de mon dossier chez Pôle-Emploi.

Lors de mon dernier entretien, cette charmante dame a vu le mot "rédactrice" dans mon CV, et l'a donc entré dans sa banque de données. Une annonce correspondait : rédacteur... pour une société qui fait du bench-marking dans les finances. A mille lieues du secteur culturel et de tout ce que j'ai fait jusqu'à présent.
J'ai bien essayé d'expliquer que je ne connais rien au monde des finances et du bench-marking, que je n'ai pas vraiment le profil souhaité... Niet, pas le choix, ou je prenais le rôle du gamin ingrat qui refuse de mettre la paire de Nike pour laquelle sa mère, femme de ménage, a sué - sous prétexte que ce n'est pas le bon modèle.

Donc j'ai envoyé un CV accompagné d'une lettre de motivation. Il devait y avoir pénurie de candidats ce jour-là, car deux jours après, on m'offrait l'entretien.
Qui est donc demain.
Panique quant au choix de la tenue : n'ayant jamais passé d'entretiens très formel dans le milieu culturel, je ne possède donc pas de fringues neutres... Il est temps de faire un raid dans le placard des copines!

Je vous laisse et vous tiens au courant à propos de cet entretien qui parait épique (= moi parler de finances et de bench-marking. Je rappelle que j'ai du googler "bench-marking" afin de savoir ce que faisait vraiment cette boîte).

On va rigoler! Enfin, pas la madame de Pôle-Emploi...

samedi 11 juin 2011

Tout Doit Disparaître

La crise actuelle, et certaines émissions (surtout d'M6, j'avoue), m'ont suggéré un nouveau hobbie auquel je suis maintenant assez accro : vendre mes affaires. Brocantes et puces, eBay : ils ont changé ma vie. Un peu plus, et je témoigne justement à l'une de ces émissions d'M6, tiens.

Tout a commencé l'hiver dernier, au moment de mon déménagement. En quelques mois, mon placard à balai (aka "chambre") dans la coloc était plein de choses, que je n'avais pas ramené de chez ma mère. Au risque de sonner comme votre voisine octogénaire : "C'est fou, ce qu'on accumule, hein?". Oui, c'est fou.
Donc, une fois dans mon nouvel appart, au lieu de tout ranger, j'ai fait un grand tri. Les habits que je ne mettrai jamais, malgré les "Quand j'aurais perdu ces 5kg". Les CDs tous stockés sur iTunes, et/ou que je j'écoute peu, finalement. Les vynils - je n'ai jamais eu de platine, mais c'est beau les vynils, non? Les livres, lus et relus. Des bibelots, un miroir, des vases - je crois vous avoir déjà dit qu'on ne m'offrait jamais de fleurs? Apparemment, j'ai toujours espoir... Bref, tout ça pour dire que j'ai eu une épiphanie : tout ça ne me sert à rien. Tout ça me prend de la place. Pour rien.
Tout ça a donc fini aux enchères sur eBay, sur des sites de petites annonces par arrondissement, et pour tout le reste : les brocantes et les puces des environs.

Se lever à pas d'heure un dimanche, c'est dur quand on travaille toute la semaine. Mais après avoir récupéré 143€ à la fin de ma première tentative, j'étais conquise. J'ai donc re-tenté l'expérience quelques fois depuis.
J'avais déjà fait des affaires sur eBay quelquefois, mais je ne me doutais pas que les gens étaient prêts à enchérir sur tout et n'importe quoi. Pour une fois, avoir été exploitée durant mes stages dans des labels et autres entreprises du monde culturel me rapporte : vendus, les posters dédicacés de tels groupes! Vendues, les baguettes de ce batteur prisée par la gente féminine! Vendus, les passes backstage (utilisés) de certains concerts, les CDs promos, les objets promotionnels divers et variés. Comme une popstar, je tiens à dire "Merci. Merci aux fans"... ces vaches à lait prêtes à dilapider leur PEL pour s'approprier la moindre miette en rapport avec leur idole. Et qui, par la même occasion, m'ont aidé à rembourser mes prêts étudiants en cours.

En effet, ces ventes diverses et variées ont mis du beurre dans les épinards alors que j'étais salariée. Depuis que je suis au chômage, elles me sont essentielles pour compléter les virements de l'Etat.
Cette nouvelle politique de "grand débarras" m'a fait réfléchir à mes habitudes de consommateur : je me suis rendue compte que j'achetais beaucoup sans trop réfléchir, ou pour des occasions à venir ("Quand j'aurais fait ce régime", "Quand j'aurai mon propre appart'"...) qui avaient peu de chances de se réaliser - soyons honnêtes!
Du coup, j'ai épuré me achats : les babioles pourtant adorables, mais inutiles, sont interdites de séjour; je ne m'offre que des vêtements dont j'ai besoin (ou si j'ai un énorme coup de coeur sur une pièce utile - éh, j'ai pas fait voeux de non-fashion, quand même!)... Simple, mais efficace.
Une que tout ça ravit, c'est ma banquière : elle doit distribuer des flyers avec ma photo et le slogan "TOUT EST POSSIBLE!" aux réunions des Accros du Shopping.

Grâce à mon hobbie, j'ai donc plus d'argent, plus d'espace, et je me sens plus légère. (Un peu plus et j'écris un livre-guide du type "Découvrez votre richesse (intérieure) aux puces").

Si vous cherchez un truc, contactez-moi. J'ai peut-être ce que vous cherchez! Surtout alors que je prévois bientôt un voyage chez ma génitrice : une fortune somnole dans ma chambre d'ado!

jeudi 2 juin 2011

Les Jours Fériés

Le truc quand on est au chômage, c'est qu'on apprécie beaucoup moins les jours fériés. Et encore moins les ponts, vu qu'on ne peut même pas s'offrir quelques jours loin de chez soi.
Pas grave, j'irai faire un tour au Palais de Tokyo histoire de me dépayser.

mercredi 1 juin 2011

INDIGNADA



Je pense qu'il faudrait organiser des cars depuis Paris à destination de la Puerta Del Sol. Nos compatriotes de Génération Précaire et nos congénères étrangers nous rejoindraient aussi. Tous les jeunes exploités Européens ensemble, réunis! Paris, Espagne (...), même combat!! Nous voulons vivre, et non plus survivre.
Je me vois bien sur cette place, moi. Ca me ferait bosser mon Espagnol. IL faudrait juste que je trouve une alternative à mes slogans anti-Sarkozy habituels (éh, c'est que j'en aie fait des manifs!)...