samedi 29 mai 2010

La Superficialité, c'est le Pied.

Pardonnez-moi car j'ai fauté : j'ai accepté un stage non rémunéré.

C'est toujours mieux que rien et je tiens à montrer à mon hôte que je ne compte pas passer mon temps chez elle, à ne rien faire.

Je bosse donc en tant qu'assistante pour un groupe de publicistes. Nous (oui, je m'inclue déjà, à fond dans l'esprit d'équipe, *winner* etc) représentons des stars internationales (glamour?), quelques marques de haute-couture, un magazine de mode (une collègue d'Anna Wintour, pour la touche gossip).

Journée type : préparer le café (je suis stagiaire, n'oublions pas); passer en revue la presse -des ragots de Closer à Libération- en quête de mentions de nos clients; faire les sites à potins internationaux et ceux de paparazzis à la recherche de people portant nos marques; apeller les agents de telles personnalités; et, depuis trois jours, trouver des invités prestigieux pour un évènement tout aussi classe, qui se tiendra à Milan en Juin.
L'ambiance au bureau est bonne, et si j'étais payée, j'adorerais faire partie de l'équipe à temps plein. Ce serait *le kiff*. Je me suis déjà bien intégrée à l'équipe, et j'ai même réussi à persuader un agent de tenter d'habiller une starlette Américaine en Versace pour la première de Twilight 3.
Enfin un taf où je peux/dois exploiter ma pop culture générale (qui occupe, je crois, 75% de mon cerveau)!
Un boulot que je trouve à la fois fun, mais superficiel - et dur : se faire rembarrer par un agent qui a tout d'un bouledogue, ce n'est pas très agréable.

Je ne peux toutefois m'empêcher de contempler tout ce monde en étant cynique, mais j'avoue qu'envoyer une paire de baskets à l'adresse perso de Chris Martin ou influencer tel agent pour qu'Ashley Greene porte notre marque à tel évenement, c'est grisant.

Bienvenue dans le monde des dessous du showbiz, où la limite entre nobody et celeb est si fine qu'elle peut vous rendre schizo.

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