Farès, une fois de plus, remet tout en cause, ne s’intéresse pas à la démarche globale du BDC, pense que c’est inutile et que tout, dans nos vies, est déjà joué, voir foutu. J’ai trouvé pire défaitiste que moi et m’avoue vaincue.
Béa & Samia sont faites pour bosser dans le social (elle s’y attendaient), Farès et moi sommes plutôt du genre “artistes”. Encore une fois, aucune surprise de ce côté-là. Quant à Dilek… comment orienter une personne parlant très mal le français dans une formation d’assistante sociale? Pourquoi nous répéter qu’une reconversion est toujours possible, à tout âge, quel que soit notre parcours quand en réalité, les paramètres sont tout autres?
Dilek ne peut pas devenir assistante sociale. Dilek ne maitrise pas assez notre langue pour entreprendre une telle formation, de toute façon Dilek a trop à faire avec ses enfants pour entreprendre un tel projet. Elle ne laissera jamais sa famille 5 jours par semaine, dans l’espoir d’obtenir un meilleur travail, à 40 ans passés. Nous ne somme pas tous adaptables et ré-orientables.
Revenons à Farès et moi, qui sommes donc du type artiste. Description un peu vraie, mais pas totalement non plus : je ne suis pas une personne sans aucun lien avec le monde réel, je sais m’organiser et respecter des délais. Je ne me perdrais jamais dans ma peinture au point d’en oublier de payer mes factures. J’aime l’art, mais j’ai les pieds trop bien ancrés dans la réalité de ma précarité.
Je demande donc à obtenir les fiches correspondant au deuxième profil le plus fort : le “réaliste”. Mixé au profil artiste, il donne alors une image plus proche de moi.
Car les métiers listés pour les personnes au profil “artiste” sont bien utopiques : n’y a t-il pas plus concrêt qu’ “acteur de cinéma” ou “chanteur”? Sinon, comment Pôle - Emploi pourrait-il m’aider dans ma carrière de star du cine?

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