dimanche 21 juin 2009

Hécatombes Estivales

Le printemps n'aura pas duré longtemps dans mon petit monde... Will n'est plus. De mon monde, s'entend. Dans le sien, il est toujours vivant - à mon grand désespoir. Stupide, je me suis débarrassée de ses photos avant de penser qu'il m'en faudrait au moins une pour que ma poupée vaudou soit efficace.
Tant pis, je vais devoir compter sur le bon vieux karma. Sans grands espoirs, car le karma n'a jamais été très réglo avec moi - vu ce qu'il m'arrive, je devais être Hitler dans une vie antérieure.

Pour ajouter à ce début d'été morose, mon stage au label a touché à sa fin. Sans porter ses fruits. J'attends toujours la liste de contacts/pistons que ComComBoy devait me filer fin Février.
Preuve de l'ingratitude extrême de mes collègues : un beau jour de Mai, j'arrive au bureau et voit un nouveau. Qu'on me présente illico : "Voilà, c'est Ivan, il va s'occuper de la presse."
La presse? La presse. Ce dont JE veux m'occuper. Le genre de poste que JE cherche. Depuis des mois. Et ils le savent très bien. Mais au lieu de me donner ma chance, on embauche cet Ivan. "Il était stagiaire comme toi pour nous, l'année dernière..."
"Ah, alors peut-être que dans un an il y a des chances que vous m'embauchiez?" Je ris jaune.
J'ai envie de pleurer. Ou de foutre le bureau à sac.
Du coup, je me sers amplement dans la réserve de CDs et vais tout revendre à Gibert. Je me fais 30€. Que je claque dans une fringue et une bouteille de champagne. "Chin chin, ma vie est naze, sabrons-la!"


...Jamais deux sans trois : le monde d'hôtesse en entreprise va bientôt me fermer ses portes. La fille que je remplaçais a du en avoir marre de passer ses journées avec un liliputien muet (=son nouveau-né) et a donc décidé de reprendre le boulot avant la fin de son congé maternité. Et la boite n'a pas d'autre boite où me placer. Et puis, j'étais en CDD, je le savais, que ça pouvait arriver. (Mais quelle mère décide d'abandonner son enfant plus tôt que prévu, hein? Dommage que je ne puisse la rencontrer pour la culpabiliser un peu. A moins que, si je laisse des messages sur l'ordi... bref).
Je suis donc au chômage, de retour aux assédics avec un CV peu reluisant en cette périodes de crises économiques.
"La communication vous dites? Attachée de presse? Oh ça ça passe par nous, ça reste dans le secteur,c 'est du bouche-à-oreilles."
Je le sais bien, conseillère, mais si je ne viens pas à ce rendez-vous, mes pauvres allocations vont sauter. Je ne vais prétendre chercher dans le secteur sociale juste pour vous rendre les choses faciles. Prenez-moi comme un challenge, quoi!
"Vous acceptez l'intérim, même en dehors du secteur d'activité désiré?"
Ai-je le choix? Je n'ai même pas besoin d'imaginer la tête de ma banquière pour connaître la réponse. Et puis, mon taf d'hôtesse, elle croit que c'était par plaisir, fanchement? Ou parce que j'avais besoin d'occuper mon temps libre?


J'ai 25 ans passés.
Plus de mec. Plus de taf. Pas de perspective d'avenir. Et c'est l'été.
Mes angoisses m'ont coupé l'appétit, j'ai perdu 6 kilos.
Si j'avais la chance de partir en vacances, ce serait un vrai cadeau du ciel : je pourrais entrer dans un bikini et m'afficher sur la plage.
Pas de chance. Je dois survivre sur mes économies, et si celles-ci disparaissent avant que je trouve un autre poste, un retour aux sources (c'est à dire : chez ma mère, loin de la capitale) sera obligatoire.

J'ai 25 ans passés, c'est l'été, je ne fais que pleurer.

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