Bah oui, après avoir disparu un an, il faut bien que je vous mette au parfum.
LOGEMENT
J'ai vite quitté le lit de camp de mes amis.
Après avoir occupé un placard à balai de même pas 9mètres carrés (et oui, même les étudiants du CROUS étaient mieux logés que moi!) dans une coloc surpeuplée pendant quelques mois, je me suis remise à la recherche d'un logement.
Les prix fous des loyers m'ont dissuadé de me mettre à la recherche de mon propre chez-moi, surtout que ma mère (AKA mon garant) ne gagne pas 36 fois le loyer, et que mon salaire n'était pas non plus énorme - pour Paris.
J'ai donc pris part aux castings de "A la recherche de la nouvelle coloc", soignant mes réponses : oui, je sais faire la cuisine mais non, je n'y passe pas des heures. Oui je suis propre, mais je ne ferai pas une crise pour une tache non plus. Oui j'aime bien faire la fête, mais le salon ne sera pas transformé en Macumba tous les soirs... Il en faut de la diplomatie (et de la roublardise?) pour devenir le parfait coloc!
Finalement, j'ai épuisé ma case "chance" pour tout 2010 en décrochant le gros lot : une coloc à deux personnes seulement, dans un joli appart'. Je partage la cuisine et la SDB avec Adrien, un mec de mon âge qui bosse dans les RH. Il est agréable, soigné, cultivé, et plutôt pas mal. Bien sûr, il est gay. On ne peut pas tout avoir!
TRAVAIL
Les relations publiques, c'est sympa, ça a l'air facile... Et ben, vous savez quoi? Ca ne l'est pas! Il faut gérer les artistes, et surtout leurs egos, faire preuve de tact, tout en faisant aussi attention à l'ego non moins surdimensionné... des journalistes! Et oui, dans ce milieu, ce sont un peu eux les vrais stars...
J'ai signés plusieurs nouveaux artistes, touché les commissions équivalentes, organisés plusieurs évènements, fais des tas de connaissances, et on m'a offert plein de goodies (CDs, vynils et autres trucs "typiques" du milieu, mais aussi Red Bull ou encore mieux : des piles! Si vous êtes dans le 11è et que votre télécommande tombe en panne, sachez que j'ai de quoi vous dépanner).
Celà dit, et malgré un salaire sympa (je n'irai pas jusqu'à l'adjectif "agréable" - faut pas exagérer), je me suis lassée de mon boss ingérable et de ses tendances à me prendre pour son assistante de direction. Combien de vols pour ses weekends en Grèce ou en Italie j'ai réservé, combien d'e-mails envoyés en son nom à sa mère... Ca et les caprices de stars de certains journalistes me mirent un peu la pression, jusqu'à ce jour d'Avril dernier où j'ai enfin pu m'exprimer. Du coup, j'en ai profité pour demander une augmentation : si en plus de mon boulot, je dois faire celui de secrétaire, j'ai bien aussi droit à son salaire à elle, non?
Ben apparemment, selon mon patron, non.
Patron qui est donc devenu, d'un commun accord, ex-patron.
Sans regrets, sans remords, je promets.
Non non, je ne suis pas devenue trop exigeante... J'entends certains de vous dire "Elle se plaignait d'être au chômage, et elle ne fait rien pour garder son taf quand elle en a un!"
Oui, mon bon monsieur, mais j'ai aussi pris une bonne résolution pour 2011, qui devrait d'ailleurs être le 11è commandement : "Sur les pieds, tu ne te feras plus marcher". Et par là, je visais les stages et autres boulots abusifs, en première ligne.
Donc depuis mi-Avril, je suis de nouveau au chômage.
MAIS cette fois-ci, ayant travaillé et cotisé, ayant eu un ex-boss qui a été assez cool pour être d'accord pour casser mon contrat, je peux avoir droit à des allocations chômages : tout le bénéf de Pole-Emploi sans les inconvénients! (Ouais, bon, c'est vite dit, ça, je l'admets).
Il est clair cependant que cela ne va pas durer et que dans quelques mois, je serai en besoin d'un job. Je cherche déjà, que croyez-vous! Mais je n'ai pas trouvé pour l'instant, et si je ne trouve pas tout de suite, tant pis : je profiterai de cet été à Paris, chose encore inédite pour moi. Je ne me presserai pas dans l'erreur de prendre le premier job venu, le premier stage à portée de main. BECAUSE I'M WORTH IT.
VIE SOCIALE
J'ai fait du tri dans mes "ami(e)s".
J'ai coupé les ponts avec Rose, dont l'attitude devenue toxique me faisait plus de mal que de bien. Après quelques mois sans elle, je me rends compte qu'elle ne me manque pas. Quant à Lilia, c'est elle qui m'a plus ou moins abandonnée, sans explications. Je ne devais plus la divertir. Tant pis - ce n'est pas la première fois qu'une de mes amitiés "rompt" avec moi, après tout.
J'ai fait d'autres connaissances. Johanna, et surtout Suzanne, qui m'a présenté Olivia, et encore d'autres. J'ai un petit groupe de filles toujours dispos, et surtout, SURTOUT : n'ayant aucun contact dans le milieu culturel. Dieu merci, Johanna est assistante sociale (la misère humaine qu'elle côtoie tous les jours lui donne envie de ne vivre qu'avec le sourire, thank god!), Suzanne encore étudiante en Art (mais pas artiste!), Olivia se cherche encore...
C'est que, avec le taf, on se rend compte qu'au niveau artistique et culturel, Paris n'est pas plus grand qu'un mouchoir de poche : on rencontre les mêmes personnes aux mêmes concert, une ancienne copine bosse à tel label, une autre connaissance passionnée de musique est maintenant chez un tourneur... Fatiguant, tout ça. Ca me donne limite envie de claquer la porte et de traverser la Manche, retrouver Sadie à Londres, et être juste une anonyme dans la foule de tous les jours.
Mais je suis Parisienne.
Et je m'y accroche, à cette ville, cette fois un peu moins seule...
AMOURS
L'été dernier (2010, s'entend), j'ai rencontré l'Amour. Avec un grand A. J'aurai du me méfier de deux autres lettres cependant, le D et le J. Oui, ce mec était DJ. Bon, JE SAIS, c'était pas gagné d'avance. Hors, en moins de 6 mois, il m'a donné l'illusion du grand Bonheur. Jusqu'à une rupture en Janvier 2011. Soit, pas grave. Je me suis donc consolée dans les bras de Markus, un étudiant Allemand en stage final dans une grande agence de pub. Puis j'ai rencontré Jackson, le copain américain d'un autre copain. Very hot. Mais, on le savait tous les deux, sans lendemain. Puis il y a eu Simon (il était temps que je me mette au Français, hein). Je crois que c'est toujours d'actualité, d'ailleurs. Mais je ne me presse pas. Je ne vais pas faire la même erreur qu'avec DJ. Je vais prendre mon temps, cette fois-ci. Et puis, même si je le voulais, je n'arriverais pas à faire confiance à quelqu'un aussi vite. Qui vivra verra...
En conclusion : non, je ne suis pas sous amphèt', et ma dose d'anti-dépressants quotidienne n'a pas été augmentée pour vivre mon nouveau chômage aussi "bien" : je fais avec, j'essaye d'être positive - avec plus de raisons pour l'être que la dernière fois.
Oui, c'est bel et bien toujours moi, la même personne qui écrit ces billets. ("Yé né pas chanyé", ais-je envie de dire).
C'est juste, que... Je m'accroche.
Il y a toujours des périodes sombres, et mon futur est incertain.
Mais il me semble que celà fait partie de la vie de beaucoup, de nos jours. Boulots précaires, salaires précaires, vies entre parenthèses : cette fois-ci, je ferai face.
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