Cela va faire 3 mois que je consulte un psy afin de m’aider à y voir clair dans ma vie et mes semis-échecs. "Semis-réussites", l’entends-je me corriger. C’est fou, les psys, une fois qu’on les connait, on les a toujours en tête – comme nos problèmes.
Je ne suis pas trop sûre d’accrocher avec le mien, et ça, à ce qu’il parait, c’est essentiel. Trouver un bon psy, c’est à peu près aussi nécessaire et difficile que de se trouver un mec bien. Je n’en suis qu’à mon premier, alors c’est normal si je ne le sens pas trop.
Mon psy est un homme en fin de carrière, la soixantaine bedonnante, le cheveux blanc et à moitié sourd. C’est assez agaçant de devoir répéter quelque chose trois fois, mais quand c’est un fait qu’on a du mal à accepter et à formuler à voix haute, la gorge pleine de larmes, c’est une torture. Moi qui croyait qu’un psy gagnait bien sa vie, ou du moins assez bien pr s'équiper d'un sonotone high-tech… apparement, ça ne doit pas être le cas de celui-ci. Ou alors, il éprouve un certain plaisir sadique au fait de nous faire avouer un truc dur trois fois. Je penche pour la seconde option. D’autant plus, que, la dernière fois que je l’ai appelé pour prendre un RDV, monsieur n’était pas disponible : « Je suis très occupé, je suis sur un chantier en ce moment. Rappelez-moi demain ». Un chantier ? Ma main à couper qu’il se fait construire une piscine grâce à Claude, l’amie de ma mère semi-tragique qui va le voir une fois par semaine depuis neuf ans. Neuf ans ! J’éspère venir à bout de mes soucis plus rapidement. D’ici 6 mois, en fait, ce serait bien.
Mais ce n’est pas gagné : lors de mon dernier entretien, il me rappela qu’il n’était pas là pour me donner conseils ou avis personnel. Je le sais, ça. Mais je voudrais qu’il me pousse sur des pistes, que cela m’aide à me poser les bonnes questions, que je réalise certaines choses. Ce à quoi il répondit « Mais je ne peux pas vous aider plus. La clé est en vous, mademoiselle. »
La clé est en vous.
La clé est en vous.
Débourser 41€ pour entendre ça ? J’aurais pu faire aussi bien en piochant un fortune cookie au resto chinois du coin.
La clé est en moi, donc.
Comme si je n’avais pas déjà envisagé chaque aspect de ma vie sous toutes les coutures afin de trouver une solution potable à mes problèmes… Il faut croire que je n’ai pas trouvé la clé.
Ah, si, ! Telle une participante à Fort Boyard, j’ai récolté une clé : devenir riche, ne plus avoir à travailler – ma vie serait ainsi réglée. Mais je ne peux gagner au loto rien que par la volonté. Mon seul espoir est d’épouser un vieux plein aux as – mais je n’en connais pas des masses ! A part…
Mon psy !
Yuk. Un truc de plus à enfouir dans mon inconscient et à ne pas ressortir lors de la prochaine séance.
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